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Aurillac Auto Expertise - Aurillac - Réparation : cette aide sociale trop ignorée pour maintenir les véhicules en circulation

Dans un contexte d'inflation sur les pièces et la main-d'œuvre, les réparateurs constatent une hausse des renoncements aux interventions pour raisons budgétaires. Peu connu du grand public comme des professionnels, le crédit social de la CAF dédié au véhicule peut pourtant sécuriser jusqu'à 500 euros de travaux, évitant l'immobilisation d'un moyen de transport essentiel à de nombreux foyers.

La hausse du prix des pièces détachées et de la main-d'œuvre pèse sur le budget des ménages, entraînant des arbitrages parfois défavorables à la sécurité du véhicule. Dans les ateliers, les garagistes constatent de plus en plus de reports voire d'abandons de réparations faute de solutions de financement.

Le crédit social Réparation et/ou Assurance véhicule a pour objectif d'éviter l'immobilisation du véhicule lorsque celui-ci est essentiel aux déplacements du foyer — trajets professionnels, santé ou obligations familiales. Il permet de financer jusqu'à 500 € de réparations mécaniques avec un plafond global limité à 500 €.

Les dépenses éligibles portent sur les réparations liées à la sécurité ou à l'état de marche du véhicule : pneus, freins, batterie, entretien mécanique ou dépannage. Certaines CAF élargissent le dispositif au remplacement de pièces majeures lorsque cela conditionne la mobilité du foyer.

Un dispositif sécurisé pour les réparateurs

Ce crédit social est versé directement au professionnel une fois les travaux exécutés et la facture validée. Cette procédure limite les risques d'impayés et garantit la bonne affectation des fonds.

Les pièces justificatives exigées pour la constitution du dossier incluent notamment le devis de réparation, le permis de conduire, la carte grise au nom de l'allocataire ou du conjoint, l'attestation d'assurance et le RIB du garage.

L'accès au dispositif est conditionné à plusieurs critères comme percevoir une prestation familiale, avoir au moins un enfant de moins de 20 ans, que le quotient familial soit inférieur ou égal à 900 € dans les départements appliquant cette règle. Aussi, le véhicule doit être indispensable aux déplacements. Autre contrainte : la demande n'est pas faite par l'allocataire, mais par un travailleur social qui constitue et transmet le dossier à la CAF.

Une opportunité pour les acteurs de l'après-vente

Pour les professionnels, une meilleure connaissance de ce dispositif peut contribuer à maintenir les véhicules en conformité réglementaire. Cette aide peut réduire les renoncements aux réparations essentielles tout en sécurisant les interventions via un paiement direct. Le garage peut devenir un point d'information clé et orienter les clients éligibles vers un travailleur social afin de débloquer des situations critiques.

Mais attention, l'aide est non uniforme. Tous les départements ne la gèrent pas exactement de la même façon. Certaines CAF départementales peuvent avoir des modalités ou des formulations légèrement différentes. Pour l'atelier, il convient de vérifier avant intervention si le dossier de l'allocataire est bien validé (sinon, risque de non-paiement).

Source : https://www.auto-infos.fr